L'inquiétude des 500 franchisés Quick Money

La société Quick Money a connu des conflits d'intérêts et de pouvoir, ces derniers temps. Au risque de mettre un terme à son fameux projet eFloussy, qui a suscité l'adhésion de plus de 500 franchisés à travers le pays, cependant la société se décide de prendre de nouvelles mesures radicales pour mettre de l'ordre dans son management.

Un projet plein d'espoirs

Le premier projet de franchise financier marocain eFloussy connaît des troubles au sein de son organisation. Ce projet consistait à mettre au service des consommateurs, des points de services financiers proposant des produits de transfert d'argent, assurance, crédit, change de devises, recharges téléphoniques, règlement de factures, ou encore des billets de transport.
L'initiateur du réseau de la franchise, la société Quick Monney, avait lancé ce projet avec des espoirs de rentabilité élevée, il faut savoir que le e-commerce prend de plus en plus d'ampleur dans le marché marocain, "depuis une convention signée avec l'Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences (Anapec), plus de 500 jeunes indépendants à travers le Maroc ont créé leur propre franchise en une seule année", indique un responsable de l'équipe.

Le conflit jugé menaçant par les 500 franchises

Du fait de la faible bancarisation des Marocains, les promoteurs du projet, Karim Boukaâ et Karim Rahal, s'attendaient à un réel succès d'eFloussy, mais les premiers mois d'exploitation ont connu beaucoup de difficultés. Selon des sources proches des promoteurs, la trésorerie de la société a connu un déficit cumulé engendrant une perte de liquidités. D'où l'idée des deux actionnaires de conclure un partenariat financier avec Attijariwafa-Bank, celle-ci étant séduite par le succès du projet, malgré le défi concurrentiel lancé à sa filiale Wafacash.
Un conflit de pouvoir est né entre les actionnaires minoritaires Karim Boukaâ et Karim Rahal que ce dernier a décidé de mener jusqu'à la justice.
Finalement, lors de l'Assemblée Générale de Quick Money, tenue le 4 janvier dernier, il a été décidé de révoquer Karim Rahal en tant que Président du Conseil de Surveillance et de le remplacer par Chakib Laghzaoui.
Karim Rahal se défend quant à lui en précisant que son ancien associé, Boukaâ, “persiste dans ses violations répétées de toutes les lois”. En effet, ce dernier ne serait pas, selon Karim Rahal, habilité à organiser une Assemblée Générale et l'aurait fait sans tenir compte de la date et du lieu indiqué dans le procès verbal.
Comment le management de la société Quick Money remettra-t-il le projet sur les rails?, alors que le projet eFloussy et les quelques 500 investisseurs qui lui ont fait confiance sont dans le flou.
D'après un article écrit par Hayin Fadi dans le quotidien marocains "AU FAIT"

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